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Un quart des côtes métropolitaines recule du fait de l’érosion marine. Malgré les nombreux ouvrages de défense contre la mer, ces proportions ne varient pas depuis vingt ans. La mobilité du trait de côte est naturelle. Les vagues, le vent, les courants marins et la nature géologique et morphologique des côtes sont autant de paramètres qui expliquent ce phénomène. Cependant, les activités humaines peuvent venir bouleverser les grands équilibres naturels et ainsi avoir un impact sur la mobilité des côtes. La construction de quais, de ports et d’ouvrages de protection peut influencer les courants marins et les
transports de sédiments. La mise en place de barrages sur les cours d’eau limite l’apport tellurique de sables et de limons. Le littoral est par endroits fortement urbanisé et
densément peuplé. Il dispose par ailleurs d’une grande richesse écologique avec, par exemple, de nombreuses zones humides majeures. Le recul des côtes peut donc avoir des impacts humains, écologiques et économiques importants.
Quelques chiffres importants
• 4 % du littoral métropolitain recule du fait de l’érosion marine, soit 1 7 km de côtes sur un total de 7 1 4 km.
• 48 % des côtes sableuses reculent, soit 1 15 km. Cela représente les deux tiers de l’ensemble des côtes en recul.
• 7 % des côtes rocheuses sont stables ( 1 km).
• 66 % des côtes vaseuses – baies, estuaires et marais littoraux – sont en engraissement. Cela représente 54 % de l’ensemble des côtes avançant sur la mer.
• Dans les départements du Pas-de-Calais, de Seine- Maritime, des Pyrénées-Atlantiques et du Gard, plus de la moitié du littoral recule.
• Les zones portuaires, digues et remblais représentent 17 % du linéaire côtier qu’ils soustraient à la mobilité naturelle.
• Les ouvrages de protection des côtes contre la mer sont présents sur 19 % des côtes (1 50 km).
• Les zones urbanisées (tissu urbain, zones industrielles et commerciales, ports et voies de communication) représentent % des terres situées à moins de 50 m des côtes en recul, soit près de 10 000 ha.
• Les milieux naturels, surfaces en eau et zones humides occupent plus de la moitié des terres situées à moins de 50 m des côtes en recul. |